Note : « Il neigera. Ou il aura neigé. Quelque part dans le passé.La neige recouvre tout. Les toits. Les cailloux. Les ruines. Les montagnes. Les taches. De sang. La neige impose le silence. Elle n'efface pas le sang, les traces de sang sont indélébiles. Il aura neigé pour couvrir les tâches de sang. Pour les réduire au silence temporaire. Il aura neigé quelque part dans le passé. A cause du sang. Il a neigé. Je le sais. J’y étais. »




Texte et mise en scène Pierre Astrié
Assisté de Marjorie Chamontin
Scénographie Daniel Fayet
Costumes Pascaline Duron
Lumières Maurice Fouilhé
Musique Philippe Gorge
Travail chorégraphique Marc Vincent
Avec Hélène Azéma, Denise Barreiros, François Kopania, Alex Selmane
Texte écrit en résidence au CNES – La Chartreuse de Villeneuve les Avignon
Aide à la création littéraire Centre Régional des Lettres
Aide à la création DRAC Languedoc-Roussillon, Conseil Régional LR, Conseil Général de l'Hérault
Résidence de création au Théâtre de Villeneuve les Maguelone (sc. Conventionnée)
Coproduction Théâtre d’O
Hôtel Sinclair… s’il fallait résumer
Une fillette, une nuit, est entrée dans la mer…
Des années plus tard, dans le hall d’un hôtel minable oublié sur une pente raide, quatre personnages, dont un écrivain, s’affrontent après un bal costumé au cours duquel un jeune homme au masque de chat a été soi-disant assassiné, étouffé par un baiser.
Trois d’entre eux ont dans leur passé un instant de souffrance extrême qui les a fait basculer dans l’inconcevable. La nuit, ils entendent dans les étages les gémissements de l’Hôtel Sinclair qui mène une double vie. Le jour, affublés des restes du bal, ils essaient de comprendre, s’étonnent de ne pas trouver parmi les autres celui ou celle qu’ils sont venus chercher, déambulent mentalement parmi les ruines d’une maison qui se trouve sur le terrain vague tout en haut de la côte, s’écrasent en rêve sur le bitume du carrefour situé au fond du précipice. Cet improbable décor qui tait son passé. Ils se déchirent parce que tel est leur destin. Ils essaient d’oublier le vent.
Ils ignorent, presque tous, qu’ils sont là parce qu’il y a longtemps, une nuit, une fillette est entrée dans la mer. C’est leur histoire.