
Pierre ASTRIÉ a vécu dix-neuf ans au Brésil. Dans les théâtres de Rio (mais aussi de Brasilia, São Paulo, Recife…), en langue portugaise, il a travaillé avec de nombreux professionnels brésiliens de diverses générations, comme comédien et metteur en scène. Depuis son retour en France, il a travaillé entre autres pour la compagnie Théâtre au Présent (Montpellier), a été comédien et collaborateur artistique du Zinc Théâtre (Béziers) de 1993 à 1999. Depuis 2001, il intègre l’équipe de la compagnie Là-bas théâtre.
Il a toujours écrit, mais c’est seulement depuis son retour en France, qu’il a donné à lire ses textes. Plusieurs d’entre eux ont été créés au théâtre : Hamlet, le sel ! (Zinc Théâtre), Les couteaux de madame Bernard (Théâtre du Chaos), Une soirée chez Dumas le père (Cie In Situ), Lili la nuit (Humanithéâtre), Bar Brasil (Cie Tableau de service) La triste histoire de monsieur Desjardins, Hôtel Sinclair, La Joconde a mal aux dents, Fou de la Reine (Là-bas théâtre), Marcello Marcello, champion de papier (Cie Les Petites Choses – Jeune Public) Il suffit de penser au gâteau (Cie La Strada – Jeune Public).
Il a été accueilli en résidence d’auteur à la Maison d’Artistes de Sérignan (de 1999 à 2001), au C.N.E.S La Chartreuse de Villeneuve les Avignon (en 2003 et en 2005), à La Filature du Pont de Fer de Lasalle en Cévennes (de mai 2006 à Janvier 2007).
Un de ses textes les plus récents, Il ne s’était rien passé, a été retenu par les comités de lecture de la Comédie Française et du Théâtre du Rond-Point.
Pierre Astrié a aussi traduit et adapté du portugais plusieurs œuvres de l’auteur brésilien Nelson Rodrigues : Les sept petits chats (Zinc Théâtre), Dorothée (Théâtre du Chaos) Fleur d’obsession (extraits de La défunte et de La petite fille sans étoile Là-bas théâtre)
Il écrit également des nouvelles et travaille sur un projet de roman.
La Chartreuse
Comédie Française
Théâtre du Rond-Point
Au sujet de « La Joconde a mal aux dents » : (…) L’écriture de Pierre Astrié est d’une force peu banale qui vous emporte dans un tourbillon de mots et de sons jusqu’à l’étourdissement. (…) Un texte brut de décoffrage qui dit le monde, notre monde et tous ces êtres solitaires qui le hantent. C’est concis, précis. On apprécie.
Marie-José Sirach – L’Humanité
(…) Dans cette caverne d’Ali Baba des fables, le spectateur a le droit de se perdre. Tant pis si on n'a pas compris qu’en fait Monna n’est pas le nom du chien ni Léonard celui du plombier. Peu importe si tel mot appartient au narrateur ou au personnage. Seule compte cette logorrhée poétique et cocasse qui rend à la pensée son mouvement chaotique et désinvolte. Seule compte cette polyphonie qui ne rend que plus cinglant le couperet de la solitude, quand au détour d’une phrase, il tombe brutalement.
La Joconde a mal aux dents. Ce titre porte en lui le procédé qui fait du spectacle une belle réussite : la collision du poétique et du trivial. C’est l’histoire de la gestation de l’art dans le quotidien, du surgissement de l’imaginaire, d’une fable qui sonne à la porte entre deux pipis de chien et un récurage d’évier.
Eve Beauvallet - Mouvement
(…) Avec une grande virtuosité Pierre Astrié, l’auteur, passe à tout instant de la poésie au terre-à-terre. Toute la souffrance de l’esprit prisonnier du corps est signifiée, toutes les tentatives d’évasion de l’âme engluée dans la matière sont exprimées. Ces « maux » nous touchent. Nous nous reconnaissons. Écrit sans aucune ponctuation pour accentuer ce
rythme infernal, c’est une sacrée performance que d’interpréter ce récit. Un texte hors norme. Carmela di Martine – Le 18ème du mois
(…) une grandiose cataracte logorrhéique. Un flot incontinent de paroles giclant sans avertissement ni transition ni même ponctuation de la bouche, de la caboche et du bouquin de Paul. (…) La Joconde a mal aux dents est un monologue absolument jubilatoire. Jérémy Bernède – Midi Libre Montpellier
(…) Magie de l’écriture et du jeu, ce scanner cérébral est un pur délice. Il coule sans ponctuation, au fil d’une langue étonnamment déliée, passe comme une lettre à la poste, la longue lettre d’un gars un peu timbré… perturbé à souhait comme sait l’être Pierre Astrié. Arnaud Boucomont – Midi Libre Béziers
Pierre Astrié, l’auteur de La Joconde a mal aux dents, aime les mots. Mieux, il s’en repaît, s’en nourrit, les digère, les régurgite avec délectation. D’aucuns se shootent à la drogue, lui se défonce au verbe (…) Jacqueline Maurel – L’Hérault du Jour Béziers
(…) Une pièce qui parle au Lemeur qui sommeille en chacun de nous, que l’on soit créateur ou pas, un très beau texte qui donne envie de s’arrêter deux minutes pour réfléchir sur le sens de sa vie et peut-être tenter d’aimer davantage.
Jo Lengagne – Olé ! Béziers
Au sujet de « Fou de la Reine » :
(…) Et il y a le texte surtout. La plume de Pierre Astrié. Qui porte les comédiens. Un délice pour les oreilles. Moyenâgeux et moderne. Lancé, inspiré. L’écriture est vive, maîtrisée. Les jeux de mots savoureux, sans tomber dans l’excès. Mélancolique, comme le pauvre Fou, et souvent délirant, comme le mental de la souveraine. Échec et mat. Patricia Guipponi – Midi Libre Béziers
(…) l’auteur, l’air de ne pas y toucher, mine de rien, tire un texte d’un humour féroce. (...) comme dans le « vrai » théâtre, la « vraie » littérature, les choses les plus importantes ne sont jamais dites. (…) Et donc, au final, un petit bijou de texte ciselé de bout en bout pour le plaisir. Pierre Astrié a livré là, après La Joconde a mal aux dents, une nouvelle illustration de la parfaite maîtrise de son écriture théâtrale. Gilles Moraton – Olé ! Béziers
Au sujet de « Hôtel Sinclair » :
(…) à peine les premières paroles énoncées, Hôtel Sinclair nous embarque dans son atmosphère étrange et dans la certitude de son énigme. Là est le jeu. Immédiatement palpable. Là sont les codes du théâtre avec lesquels l’auteur, Pierre Astrié, joue de façon subtile et brillante jusqu’à nous les faire oublier. Gilles Moraton – Olé ! Béziers